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Edition 2017
La voiture intelligente passe la seconde
02/02/2017 • Au Etats-Unis, le Consumer Electronic Show – CES - a été largement placé sous le signe de la voiture. Les acteurs du numérique ont multiplié les annonces d’offres spécifiques pour analyser les données issues des capteurs embarqués dans les véhicules ou encore développer des assistants de conduite. Parallèlement, ils multiplient les partenariats avec constructeurs automobiles dans le but de mettre au point des véhicules autonomes.
IBM Watson avec BMW, Skype dans des Volvo ou encore la plate-forme Microsoft Connected Vehicle, Le CES a été l’occasion pour de nombreux acteurs du numériques de se positionner sur le marché de segment de l’IoT destiné aux véhicules connectés. Une tendance compréhensible au vu des perspectives de marché annoncées par les cabinets d’études américains. Même démarche du côté des grands constructeurs automobiles. Pour ces derniers, il pourrait s’agir à terme ni plus ni moins de survie. Dans un marché plus ou moins déclinant et soumis à des réglementations notamment en Europe de plus en plus draconiennes sur le plan écologique, les constructeurs cherchent à asseoir leurs différences sur des innovations et encore plus à trouver de nouvelles sources de revenus..

Un grand nombre d’innovations on été présentées au CES. Parmi ces dernières, «l’aspect cognitif a pris de l’importance » résume Christian Comtat, directeur IoT IBM France. S’il reste souvent encore limité à des situations expérimentales, les applications intelligentes dans les véhicules sont déjà réalité. Fabriqué par Local Motors, le minibus Olli n’a pas de conducteur. Totalement autonome, il converse avec les passages non seulement pour savoir ou les déposer, mais aussi pour répondre à d’autres questions du type : Je veux m’arrêter là, je cherche un pizzeria dans tel quartier, le sol est-il glissant ? … « Toutes ces interactions s’effectuent en langage naturel. Elles reposent sur la plate-forme Watson IoT » détaille Christian Comtat. Au de là ce seul exemple, il s’agit aussi de concevoir des véhicule capable de s’adapter à chaque conducteur. « Qui sont capables de reconnaître le conducteur sans nécessiter d’action, à partir d’une reconnaissance faciale par exemple, et propose une assistance en fonction des préférences et du contexte » imagine notre interlocuteur.

Des freins de tout ordre

Concrètement, les partenariats comme les offres demeurent à ce jour trop récents pour se traduire par des applications industrielles. N’en déplaise à Google, le véhicule totalement autonome ne roulera pas sur les routes européenne avant quelques temps encore. Les freins sont de plusieurs ordres. Sur un plan technique, la réactivité des systèmes en temps réel pour assurer l’autonomie dans tous les contextes tout en assurant la sécurisation des flux pour éviter tout piratage pendant la conduite ne s’est pas encore mature. Autre question juste émergente à ce jour, l’utilisation de Machine learning et autres technologies d’Intelligence Artificielle n’en est qu’à ses balbutiements. Et, au delà de la seule technique, ces usages vont poser des questions nouvelles. Menée conjointement au Japon et au Etats-Unis, une étude a posé une question éthique. Un véhicule autonome conduit par logiciel voit arriver en face un poids lourd. Il a le choix de tourner à gauche et de heurter un motard qui porte un casque ou à droite, ou roule un motard sans casque. Au Japon, 70% des répondants ont opté pour renverser le motard avec casque justifiant ce choix par les chances de minimiser les dégâts. Réponse inverse chez les américains qui expliquent que le ne pas mettre de casque est un choix à assumer.

Des équipes co-localisées

Pour répondre à toutes ces questions, les constructeurs s’activent et multiplient les partenariats avec les acteurs de l’IT. Pour accélérer la mise en œuvre des projets, les équipes sont même co-localisées. Dans le cas d’IBM et de BMW, une équipe de chercheurs et d’ingénieurs du constructeur automobile va rejoindre le siège central d’IBM pour la division dédiée à Watson IoT. « Une démarche à long terme. Les équipes vont travailler ensemble dans la durée » souligne Christian Comtat. Les travaux actuels portent entre autres sur le déport de plus d’intelligence directement dans les véhicules, une démarche de « edge computing ». Si le service d’interface en langage naturel du minibus Olli repose pour l’instant en totalité sur le cloud, la prochaine étape devrait prendre la forme d’une délocalisation d’une partie des fonctions dans le bus. Plus largement, il s’agit d’imaginer et de concevoir la voiture du futur. « Ce partenariat avec BMW n’est que le début » conclut Christian Comtat.
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